La Véritable Histoire des Bleus

Format : 105min
Diffusion : France 3
Réalisation : Stéphane Benhamou
Raconté par Lorànt Deutsch

avec la participation de :

Pierre-Louis Basse, Marie-Georges Buffet, Vikash Dhorasoo, Raymond Domenech Vincent Duluc, Henri Emile, Luis Fernandez, Alain Giresse, Michel Hidalgo, Gérard Houllier, Christian Karembeu, Jean Michel Larqué, Bernard Lama, Sabri Lamouchi, Franck Lebœuf, Roger Lemerre, Eric Maitrot, Yohann Micoud, Emmanuelle Petit , Robert Pires, Thierry Roland, Olivier Rouyer, Jacques Santini, Didier Six, Philippe Tournon, Jacques Vendroux.

Platini, Zidane et Fontaine,  Schumacher, Kostadinov et Matterrazzi, Séville et le stade de France, on sait tout, ou l’on croit tout savoir de l’équipe de France, comment elle joue, comment elle devrait jouer, ce qu’il lui faudrait pour réussir, ce qui lui a manqué pour gagner, c’est bien normal car pour retenir onze joueurs, on a toujours été, selon les époques, 40, 50, 65 millions de sélectionneurs.

Au-delà des buts, des légendes et des belles images, des tragédies et des injustices, des coups de Trafalgar et des Bérézina, il y a une véritable histoire qui ne se réduit pas aux seuls buts et à 90 minutes de jeu, une histoire qui commence avec la vie quotidienne en bleu, s’écrit à coups de gueule dans les vestiaires, de rivalités entre joueurs, de luttes pour le pouvoir, d’injustices, de tricheries et de coups du sort qui jamais n’ont aboli le hasard, au terme d’un France-Bulgarie ou de quelques France-Italie…

Quand on parle des Bleus, on regrette toujours l’équipe d’avant, c’est oublier qu’on a sifflé Platini, critiqué Zidane et adoré détester Jacquet bien avant Domenech. On dit les Bleus victimes du bling-bling et du foot business. Mais déjà en 1973, on trouvait que les joueurs de l’équipe de France étaient trop payés et pas assez durs au mal. On aimait l’équipe de France quand elle était victime de son génie, quand son jeu était trop beau pour la faire gagner, quand elle affrontait des équipes qui n’avaient pour elle que la ruse, la provocation et leur physique hors norme, quand nos champions ressemblaient à nos copains, pas vraiment des athlètes, mais des génies comme Platini, Trésor ou Cantona qui pouvaient perdre dans les arrêts de jeu ou aux penalties,

On a commencé à moins aimer l’équipe quand elle n’a plus eu d’autre choix que de toujours gagner, au risque de perdre son âme

Mais on sait aussi qu’il suffit de peu pour que de nouveau, on se prenne à rêver avec elle.